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Manifestation des gilets jaunes, le 15 décembre à Paris

Sat, 15 Dec 2018 23:39:20 +0100 - (source)

Reportage photo

Grâce à un "gros travail en amont", selon les mots d'un policier, il y avait beaucoup moins de monde ce 15 décembre. Ce qui n'a pas empêché les forces de l'ordre de nasser, d'inonder de gaz lacrymogène des manifestants ne présentant pour la plupart aucun danger.

Sur les Champs-Elysées le 15 décembre, le LDB 40 était encore en vedette - © Reflets

Les politiques, les syndicats, la presse, les éditorialistes, s'étaient relayé depuis les annonces d'Emmanuel Macron pour appeler les manifestants à rester chez eux. La police était paraît-il, "épuisée" par les casseurs et l'attentat de Strasbourg imposait, entendait-on, de ne pas manifester. Ils sont venus quand même. De province, de grande banlieue. Ils ont réussi à rejoindre le coeur de Paris en dépit de tous les bâtons dans les roues qu'on leur avait mis : nombre inédit de stations de métro fermées, gares fermées, contrôles en gare en province au départ... A l'arrivée...

Toute la journée, comme le 8 décembre, les forces de l'ordre ont nassé les manifestants, ce qui permettait de fractionner les groupes et éviter des images avec l'avenue des Champs-Elysées remplie. A ceux qui se massaient devant un des nombreux barrages dans les nasses, les policiers n'ont pas hésité à manier le gaz lacrymogène et les matraques. On a même vu fleurir dans la capitale des escadrons de motards de police, l'un conduisant, l'autre pointant le tristement célèbre LDB 40, comme un revival des voltigeurs qui avaient tué Malik Oussekine. L'exécutif maintient sa politique de répression gratuite face à des manifestants pour la plupart inoffensifs.

Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la "négociation" et de "l'apaisement". Le malaise est pourtant profond. Si l'apaisement vient, la prochaine crise qui ne manquera pas de survenir sera sans doute plus grave. - © Reflets
Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la...


Chers confrères, nous n'avons pas couvert la même manifestation

Fri, 14 Dec 2018 20:40:50 +0100 - (source)

Gaz lacrymo, tirs tendus de LDB 40, la police a fabriqué des affrontements

En créant des confrontations, en blessant gravement des manifestants souvent pacifiques ou ne présentant aucun danger pour les policiers, les méthodes de maintien de l'ordre posent question. Il est temps de les repenser.

Policier faisant face à des enfants à Saint-Cloud pendant les blocages des lycées - Reflets

Si l'on écoute France-Info et BFMTV (pour ne parler que de ces médias), les gilets jaunes devraient s'abstenir de manifester samedi 15 décembre parce que les forces de l'ordre seraient "épuisées" par les affrontements avec les casseurs. Si personne ne peut nier la présence de casseurs et de personnes venues uniquement pour en découdre avec la police, le déroulé de la manifestation du 8 décembre montre surtout une volonté de répression de la part des forces de l'ordre, qui ne pouvait que créer des affrontements. De fait, la police a passé la journée à nasser des groupes de personnes parfaitement pacifiques, à les disperser ensuite à grand renfort de gaz lacrymogènes et de tirs tendus de LDB 40, (successeur des flashball) à les re-nasser, puis les re-disperser, et ainsi de suite.

Ce n'est pas une vue de l'esprit de la part de Reflets, puisque c'est également ce qu'ont constaté les journalistes du Monde. Tout cela est très éloigné du récit des événements qu'en font les journalistes qui commentent depuis leurs studios.

L'usage massif des lacrymogènes sur des populations pacifiques ou des tirs tendus de LDB 40 posent question.

Policiers avenue Marceau le 8 décembre - © Reflets
Policiers avenue Marceau le 8 décembre - Reflets

Lors des manifestations étudiantes de 1986 contre le projet de loi Devaquet, Malik Oussekine est tué par deux policiers d'une unité particulière rattachée au préfet de police : celles des voltigeurs. Ils circulent à moto. L'un conduit, l'autre...


#NonRetour : Vinci s'embourbe en Colombie

Wed, 12 Dec 2018 13:11:11 +0100 - (source)

Suivons la piste du géant de la construction français pour voir jusqu'à quels marécages celle-ci pourrait nous emmener.

Ah les grands projets ! Quels meilleurs témoignages de la grandeur d'une civilisation. Le phare d'Alexandrie : un symbole mais aussi un outil qui permettra de guider le commerce en Méditerranée pendant plus de quinze siècles. La grande muraille de Chine : une construction défensive qui servira de moyen de communication et permettra l'émergence de la fameuse route de la soie.

Dessin de Leonard de Vinci

Des ouvrages permettant le développement. Des ouvrages fait pour marquer les esprits à travers les contrées et les siècles. Des ouvrages qui ont eu leur place dans des temps où les îlots de stabilité étaient rares. Un temps ou nous avions besoin de faire rayonner les lumières de la civilisation face aux étendues sauvages.

Mais ce sauvage nous manque cruellement aujourd'hui.

Pour ce nouvel article de notre série sur l'impératif climatique, nous nous attelons aux grands projets. Et les grands projets, chez nous, c'est Vinci. La société est un symbole avec des ouvrages marquants comme le Tunnel sous la Manche, l'usine marémotrice de la Rance, le centre Pompidou ou le stade de France. Mais Vinci symbolise aussi le débat sur les grands projets inutiles son ombre planant sur les luttes de Notre Dame de Landes ou le contournement autoroutier de Strasbourg.

Partons en chasse sur la piste de ce géant de la construction. Passons au crible certaines de ses œuvres. Peut-être en tirerons nous assez d'enseignements pour mieux nous armer dans le débat face à l'internationale du béton.

Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44
Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44

"Il ne faut pas appeler richesses les choses que l'on peut perdre." -- Léonard de Vinci

De quand dater la naissance de Vinci ?

Se situerait-elle en 1817, année de naissance de la "Maison Jean et Chabrié", première née d'une myriade de 2100 entreprises qui composent...


Emmanuel Macron : la pirouette réfléchie

Wed, 12 Dec 2018 00:42:30 +0100 - (source)

Son silence, puis sa prise de parole visent un arrêt du mouvement

Ça a dû cogiter dur chez les communicants du président. Le mot d'ordre au lendemain de son allocution télévisée : il faut savoir arrêter un mouvement". Et arrêter de se payer la tête des gens, c'est possible ?

Manu-je-traverse-la-rue va vous calmer - D.R.

C'est la question qui brûle toutes les lèvres, celles des commentateurs professionnels, celles des journalistes, et sans aucun doute celle de la fine équipe de l'Elysée qui a orchestré le théâtre de lundi soir 20 heures : "Est-ce que ça va marcher ?". Est-ce que les gens vont gober l'affaire et arrêter ce mouvement qui commence, il faut bien le dire, à faire paniquer l'exécutif. Mais visiblement pas encore assez pour proposer quelque chose de tangible aux gilets jaunes.

La trouille des équipes d'Emmanuel Macron est particulièrement bien dépeinte dans un article du Canard Enchaîné du 12 décembre. Extraits : "le Chateau s’est transforme, le 8 decembre, en un veritable chateau fort [...] _500 gardes republicains du premier regiment d’infanterie, plus une petite centaine de flics et de gendarmes du Groupe de securite de la presidence de la Republique ont rapplique. Avec tout l’arsenal necessaire, notamment des lances a eau, pour repousser d’eventuels assaillants, des drones, pour les voir arriver de loin, tandis qu’a l’exterieur un helico etait pret a exfiltrer le chef de l’Etat." Ne manquaient que l’huile bouillante et les archers... Le palais presidentiel etait isole au centre d’un immense no man’s land, baptise "bunker institutionnel", englobant le ministere de l’Interieur, la place de la Concorde et l’Assemblee nationale.

Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité qui avait été dessiné autour de l'Elysée - Antoine Champagne - Reflets - © Reflets
Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité...


Pourquoi, dans les faits, il est désormais quasiment impossible de manifester

Mon, 10 Dec 2018 20:02:59 +0100 - (source)

Brazil, c'est aujourd'hui

Avec le délit de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", on peut désormais mettre en garde à vue une personne équipée de masque de protection contre les gaz lacrymogènes. Or, il n'y a plus de manifestations sans usage massif de ces gaz.

Pluie de gaz sur la place Saint-Augustin - Reflets

La manifestation de samedi 8 décembre qui devait voir débouler sur Paris des hordes de personnes ayant la volonté de "tuer", selon les mots de l'Elysée s'est finalement plutôt bien passée, si l'on tient compte du fait que lesdits meurtriers ne sont pas venus. Ceci dit, la manifestation a dégénéré. Pourquoi ?

Comme nous l'indiquions dans notre reportage sur la manifestation, le premier contact avec des gilets jaunes, en bas des Champs-Elysées, était jugé "pacifique" par les policiers qui étaient là pour empêcher les manifestants de s'approcher du palais de l'Elysée. Le périmètre de sécurité entourant le palais était très, très, large. Bref, les manifestants voulaient aller crier leur colère sous les fenêtres du monarque républicain. Cela leur était interdit. Au début, donc, tout allait bien. Les gilets jaunes demandaient aux policiers de les laisser passer. Refus poli mais ferme.

C'est un peu plus haut sur les Champs, un peu plus tard, que tout a commencé. Les policiers barraient l'accès aux Champs-Elysées par les rues perpendiculaires. Filtrage à l'entrée sur l'avenue, impossibilité d'en sortir. Quelques dizaines de gendarmes harnachés se sont retrouvés (comment, on se le demande bien) au milieu de l'avenue, sur un trottoir, coupés de leurs copains. Les manifestants se sont donc approchés et les ont conspués. Classique. La tension est logiquement montée. Les forces de l'ordre ne restant jamais isolées...


Gilets jaunes : En attendant la parole de Jupiter

Mon, 10 Dec 2018 11:34:09 +0100 - (source)

Qui malheureusement ne servira probablement à rien

La presse est suspendue au discours d'Emmanuel Macron. Le peuple, lui, c'est moins sûr... Les mots de Macron risquent bien de n'avoir aucun effet sur la colère qui se répand.

Policiers le 8 décembre 2018 sur les Champs-Elysées - Reflets

Le pays est désormais suspendu à la parole du Président. Attention, Jupiter va parler. Alors attendons. Et regardons ce qui se passe. Les violences à Paris ont été relativement faibles, et on ne peut que s’en réjouir. Mais elles se sont déplacées en province. Les chiffres de la mobilisation au niveau national sont les mêmes que ceux du samedi précédent. Pourtant le gouvernement a joué à fond sur la peur des violences et dramatisé à outrance pour dissuader les citoyens de manifester.

Il est donc très probable que le mouvement continue. D’autant que gilets jaunes et gilets verts commencent à se rencontrer avec ce slogan «Urgence climatique et urgence sociale, même combat!».Dans le même temps, les médias matraquent sur les pertes financières pour les commerces, sur la mauvaise image à l’étranger pour le tourisme, etc. Ce n’est pas faux, mais on ne change pas un système sans perturbations, avant d’arriver à un nouvel état de stabilité. Ces arguments - consciemment ou non – ont pour effet d’éviter un changement qui ne peut s’obtenir sans une mobilisation massive. Comme si, au fond, il n’y a avait aucune autre alternative (le fameux TINA de Margareth Thatcher), qu’il n’y a avait rien à inventer, sauf à la marge.

L’impression est que beaucoup voudraient siffler la fin de la récréation. Mais est-ce si juste?«Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides disent avec une bonne figure, avec une bonne conscience, nous, nous qui avons tout,...


Manifestation des gilets jaunes, le 8 décembre à Paris

Sat, 08 Dec 2018 23:16:56 +0100 - (source)

Reportage photo

Démarrée dans le calme, la manifestation s'est peu à peu tendue. Qui a jeté la première pierre ou la première lacrymo ? Peu importe, des deux côtés les débordements ont été nombreux.

Police sur les Champs-Elysées à la mi-journée - Antoine Champagne -Reflets - © Reflets

Tout a commencé tranquillement, sur les Champs-Elysées que les gilets jaunes ont rejoint à partir de huit heures. A ce moment-là, environ un 6ème des Champs était devenu la promenade du samedi. Les premiers gilets jaunes sont venus au contact des CRS en bas de l'avenue, c'est à dire dans la direction de l'Elysée et d'Emmanuel Macron. Désolé, on ne passe pas. Il faut dire que tout le bas du quartier était bouclé à double tour. Grilles bloquant les rues menant à l'Elysée, canons à eau, CRS en masse. Impossible de passer.

La suite est une série interminable de mouvements de nasse de la part des forces de l'ordre, de dispersion une fois que tout le monde est coincé, à grands coups de lacrymos et de grenades générant un bruit assourdissant. Une fois dispersés, les manifestants se replient sur un autre lieu, généralement tous au même endroit puisqu'il y a peu de voies de sortie. Re-nasse. Re-lacrymos. Vers l'heure du déjeuner, les premiers jets de cailloux volent avenue Marceau. Les flash-ball répondent. Puis les fameux véhicules blindés. C'est très efficace pour faire reculer tout le monde en faisant voler en éclat les frêles barricades, tout en arrosant de lacrymos.

En milieu d'après-midi, les heurts s'étaient multipliés, boulevard Haussmann, place Saint-Augustin, près de la gare Saint-Lazare où des boutiques étaient pillées, les barricades enflammées...

Dans les parties de manifestation qui parvenaient à échapper à l'action des...


Et si Emmanuel Macron allait au bout de son idée de startup nation ?

Sat, 08 Dec 2018 16:55:22 +0100 - (source)

Les nouvelles technos au service d'une démocratie directe ?

On peut désormais régler ses impôts via Internet. Ce sera même bientôt la seule façon possible. Et si l'on votait les lois via Internet ?

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen - D.R.

Le président de la République voulait une "startup nation". Inventive, agile, évolutive, flexible... Et pourquoi, finalement, ne pas aller dans son sens ? Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, comme on disait dans les années 2000, ne permettent-elles pas aujourd'hui de disposer d'une véritable démocratie directe ? A moins, bien sûr, que l'on estime que les citoyens ne sont pas en mesure de voter les lois, nommer les dirigeants des grandes entreprises publiques, choisir les grandes orientations politiques ou diplomatiques ?

Si l'on peut aujourd'hui payer ses impôts via Internet, pourquoi ne pourrait-on pas voter les lois ? "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation", lit-on dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789... Cela permettrait « d'ubériser » les hommes politiques qui ont fait de leur charge au service des citoyens, un métier, avec toutes les dérives qui sont liées à cette évolution (corruption, clientélisme, suivisme politique, renvois d'ascenseurs) ? A-t-on toujours besoin de représentants (qui coûtent cher, sont peu flexibles, et réalisent des tâches que l'on pourrait déléguer aux citoyens sans surcoût) ?

Imaginons un pays où chacun pourrait se connecter à une belle interface Web, voter pour ou contre un projet de loi. Imaginons un pays où...


Impôts, taxes : et s’il existait des solutions ailleurs ?

Fri, 07 Dec 2018 21:09:10 +0100 - (source)

Allez Manu, on ne sait jamais...

Au lieu de plonger la main, encore une fois, dans les deniers des Français, Bercy pourrait se tourner du côté des aides aux entreprises : nombreuses et généreuses, elles n’ont pas toujours l’effet escompté, et une meilleure gestion de ces dernières pourrait générer des économies substantielles.

pub gouvernementale pour le CICE - .gouv.fr

L’annonce de la hausse de taxe sur les carburants fut la goutte de trop, de celles qui déclenchent des raz-de-marée démunissant les élites. Alors que les plus aisés de ce pays venaient de se voir offrir la suppression de l’Impôt sur la fortune, alors que les entreprises bénéficient de cadeaux fiscaux emballés sous des acronymes techniques et flous comme le CICE, le CIR ou le CITS, souvent accompagnés de sommes exprimées en milliards d’euros, voilà que les citoyens lambda allaient encore une fois, eux, devoir mettre la main à la poche.

Est-ce vraiment la seule solution qui reste au Gouvernement pour parvenir à boucler son budget et surtout, pour financer la transition énergétique ? Selon la Cour des Comptes, dont les rapports sont une mine d’information sur le bon fonctionnement des outils fiscaux, il existerait pourtant quantité de « poches » desquelles pourraient être extraits des financements distribués, pour l’heure, inefficacement.

Tenter de dresser un inventaire des aides et soutiens aux entreprises relèverait de la gageure et serait forcément incomplet, tant ils sont nombreux et divers. Car outre les aides nationales, il faut aussi prendre en compte les coups de pouce accordés au niveau des territoires, les collectivités se livrant une guerre « d’attractivité » pour attirer les entreprises sur leur zone.

Zones franches, exonération de la taxe foncière, prise en charge de travaux d’aménagement… rien n’est impossible à qui veut attirer une entreprise sur son...


Manifestations samedi : le cercle de violence

Thu, 06 Dec 2018 20:28:25 +0100 - (source)

L'exécutif dans une impasse

En dépit d'annonces visant à calmer les gilets jaunes, l'exécutif est dans une impasse, pris dans le cercle de la violence à laquelle il ne compte pas renoncer. C'est l'habituelle politique de la carotte et du bâton, si chère au vieux monde...

Domenjod - CC-BY-SA-4.0

Ce n'est pas la première fois que l'exécutif vacille et recule face à la pression de la rue. En 1984, la loi Savary sur la réforme de l'école est retirée. En 1986, après la mort de Malik Oussekine, la réforme Devaquet passe à la trappe. Même punition pour les réformes d'Alain Juppé en 1995, du CPE de De Villepin en 2006. Cette fois, c'est donc le projet de hausse des taxes sur les carburants qui a été retiré mercredi dans la soirée. Dans le même temps, le Premier ministre appelait journalistes, politiques, syndicats et autres corps intermédiaires à demander aux Français de ne pas manifester samedi 8 décembre. En d'autres termes, l'exécutif et une partie du pouvoir législatif -Gérard Larcher, président du Sénat a parlé de "sauver la République, aujourd'hui menacée" - espèrent sonner la fin de la récréation. Les gilets jaunes ont exprimé une colère, maintenant il faut rentrer à la maison, on vous a donné quelques carottes. Mais avec les carottes, il y les habituels coups de bâton.

Le nombre de blessés graves s'allonge dangereusement. Trois lycéens, c'est à dire des enfants, plus jeunes par exemple que Malik Oussekine, ont été blessés mercredi par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD). Une lycéenne, touchée par un projectile, "présente des blessures graves au visage qui vont occasionner une incapacité de travail supérieure à trois mois", a indiqué Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de...


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